La langue polonaise
Le polonais appartient à la branche occidentale des langues slaves et il est parlé par 43 millions de personnes dans 16 pays. La majorité des gens dont le polonais est la langue maternelle vit en Pologne, faisant du pays l’un des plus homogènes en termes de langue maternelle. Il y a de nombreuses minorités de locuteurs polonais en Lituanie, Bélarusse et en Ukraine, trois minorités de l'ex-URSS qui ne réussit pas à faire abandonner la langue aux Polonais après la Seconde Guerre mondiale.Histoire
Le polonais a toujours reçu l’influence de langues étrangères. Jusqu’au Moyen-âge, à cause des contacts pesants avec les Germains, il emprunta des mots de Germanie qui existent encore aujourd’hui, par exemple "ratusz" (Rathaus = hôtel de ville - town hall) or "handel" (Handel = commerce). Pendant l’époque napoléonienne, le polonais absorba des termes français comme "ekran" (écran = screen) or "meble" (meuble = furniture). En important des mots internationaux, le polonais change souvent d’orthographe. Par exemple, le suffixe latin '-tion' en anglais correspond à '-cja' : "inauguracja" (inauguration), "dewastacja" (dévastation), "konurbacja" (conurbation) and "konotacje" (connotations).Le polonais courant commença à devenir plus homogène après la Seconde Guerre mondiale comme résultat de migrations et d'éducation de masse, malgré la persistance de dialectes régionaux particulièrement et le sud dans le sud-ouest des régions montagneuses voisines des républiques Tchèque et Slovaque. Dans les territoires de l’ouest et du nord, redéfinis dans une large mesure par les Polonais des territoires annexés par l’Union Soviétique, la vieille génération parle un dialecte avec des caractéristiques de polonais des anciennes provinces orientales.
Dialectes
Le polonais possède une variété de dialectes qui correspondent aux vieilles divisions tribales. Les dialectes principaux sont le "grand polonais", qui était la langue des tribus du l’ouest, le "petit polonais" qui se développa dans le sud-est, le Mazovien parlé dans le centre-est, et le Silésien, typique de la partie sud occidentale de la région. Une différence entre les différentes variations concerne la prononciation, comme dans les consonantes nasales silésiennes qui n’étaient pas prononcées comme des nasales, un phénomène qui se produit au contraire en Mazovien. Il y avait aussi des variantes de vocabulaire, comme le petit polonais héritait de beaucoup de mots du vieux polonais. Mis à part les dialectes, il y a aussi des variantes régionales maintenant disparues comme le dialecte de Varsovie sur lequel le polonais courant moderne est basé.La langue moderne s’est formée du processus de brassage des différentes communautés qui se produisit après 1945 alors que le gouvernement socialiste entama une politique dont le but était l’arrêt du développement des communautés sociales. Les communautés devaient se déplacer dans tout le pays, en sorte que les dialectes différents commencèrent à émerger et contribuèrent à la standardisation du polonais moderne.
Littérature
L’âge d’or de la littérature polonaise fut la période de la Renaissance dans laquelle les auteurs comme Jan Dantyszek ou Andrzej Krzycki écrivirent en latin et furent grandement influencés par les humanistes italiens. D’autres contacts avec l’Europe se firent dans le siècle des lumières quand l’influence de la littérature anglaise ou de la littérature française donnèrent un essor aux nouvelles formes d’écriture comme le drame, le roman, la publication du premier dictionnaire polonais et en poésie, l’introduction des "dumy" (ballades).La période romantique a été considérée comme la plus grande période de la littérature polonaise. Elle coïncida avec la perte de l’indépendance et les écrivains comme Mickiewicz ou Slowacki exprimèrent leurs sentiments et leur humeur dans de nouvelles formes de drames et de sonnets. Après l’insurrection de 1830-31, l’élite culturelle fut exilée en France et les travaux écrits de cette période reflétèrent une lutte entre les mondes opposés de l’aristocratie et des masses déshéritées. La littérature du XXème siècle fut dominé par le « Jeune Mouvement Polonais » aussi appelé Néoromantisme car il exprimait le désir de revenir à l’imagination dans la littérature plutôt qu’au positivisme. Les meneurs du mouvement furent Antoni Lange, un poète, et Zenon Przesmycki (dont le pseudonyme est Miriam), éditeur d’une revue symboliste, Chimera.